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Comment on mesure une "communauté" ?

mardi 2 mars 2010, par kovalsky

Avant de rentrer dans le vif du sujet, qu’est ce que j’entends par communauté ?

 Une "communauté" ?

Alors pour cette article, une communauté sera une communauté virtuelle, c’est à dire un ensemble de personne intéressées par un même sujet qui se regroupent via un site internet, un blog, un forum où tout moyen internet de rencontrer des gens (et ils sont nombreux)…

Je vais même entrer encore plus dans le détails, en précisant ceci, puisque je m’intéresse particulièrement aux communautés existantes autour des logiciels libres (oui encore, mais on ne se refait pas)… C’est à dire toutes les personnes qui autour d’un logiciel libre le développe, le traduise, le documente, où plus simplement tous ceux qui l’utilisent de quelque manière que ce soit…

 Une mesure quantitative ?

On peut mesurer une communauté en incluant de nombreux facteurs, le plus évident, mais pas forcément le plus simple, est de mesurer le nombre de personne que compte cette communauté. Oui mais, comme il y a toujours un mais, on peut avec des outils existants savoir combien de visiteur à un site, combien de personne travaille sur le logiciel (via les mailing list, les forum, les SNV, Git, ou autre CVS) mais combien de personne utilise un logiciel sans jamais aller faire un tour sur le site internet, et par conséquent sans jamais contribuer à celui-ci ? Beaucoup j’en suis sur et de facto, ce beaucoup pose problème puisqu’il devient alors presque impossible de savoir combien de personne utilise tel ou tel logiciel, alors vous pourrez bien entendu me répondre, "on s’en fou, pourvu que le logiciel soit utile à au moins une personne"… Oui mais il arrive un moment où si l’on veut gagner en crédibilité il faut pouvoir avancer certaines statistiques sur son projet, pour pouvoir avoir des fonds qui reste le nerfs de la guerre puisque même si la majorité des logiciels libres sont gratuits, il n’en reste pas moins que les développeurs et l’hébergement des systèmes de développement, des sites web, l’organisation d’évenement coûtent de l’argent et que cet argent ne tombe pas du ciel…

Donc on va essayer de mesurer ce que l’on peut, c’est à dire les choses sur lesquelles nous avons des informations :

  • Le nombre de développeur
  • Le nombre de ligne de code et en quel langage le programme est écrit
  • L’activité du projet (y’a t’il des moments où le projet à plus avancé ?)
  • Le nombre de personne contribuant sans coder (traducteur, ecrivains, rapporteur de bug, autres (ceux qui cherchent des fonds, font la promotion du logiciel, etc.)
  • Le nombre de langue dans lequel le projet est traduit
  • La répartition géographique des personnes
  • Les éventuelles sociétés présentes derrière (et qui soit payent les développeurs, soit financent d’une manière ou d’une autre de tel projet)
  • Le nombre de téléchargement du logiciel par mois, année.
  • etc.

Et ce travail prend un certain temps (je parles en connaissance de cause, puisque je bosse actuellement là dessus pour mon stage et pour mon mémoire), mais le temps c’est de l’argent et sans cet analyse des projets de logiciel libre permettant d’avoir des informations concrètes il semble difficile pour ces projets de sortir du lot, d’attirer de nouveaux utilisateurs, de nouveaux investisseurs…

 Analyse qualitative

Les chiffres c’est beau, mais ça ne fait pas tout. En effet, il semble également important de souligner qu’avoir des chiffres ne fait pas tout, les potentiels futurs partenaires peuvent également être intéressés par la réactivité de la communauté (le temps de réponse à une demande et la qualité de celle-ci). Un des intérêts de cette analyse qualitative est également de prouver que le logiciel libre n’est pas fait par des gens dans leur garage, mais bel et bien par des professionnels, qui vivent de ça et qui travaillent à temps plein là dessus. Et ainsi de montrer que le travail collaboratif n’est pas que synonyme de bazar, mais aussi de création d’emploi, de souplesse qu’il est difficile de trouver ailleurs et de beaucoup d’autres choses…

Enfin je ne vais pas trop m’étendre car il vaudrait mieux que j’aille me pencher sur mon mémoire, mais je trouve qu’il faut prendre conscience qu’un retour sur ce que l’on fait ne peut pas faire de mal et peut même, à mon avis, être bénéfique pour jouir d’une réputation encore meilleur.

Merci de votre lecture…

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